Atelier de présentation de l’étude environnementale de la zone d’intervention de l’OAP asbl

En date du 15 Novembre 2016, s’est tenu à l’Hôtel  Sun Safari Club de la ville de Bujumbura, un atelier de présentation de l’étude environnementale de la zone d’action de l’OAP  s’étendant sur les provinces de Bujumbura et de Rumonge. L’atelier a connu la participation du secrétaire permanent du Ministère de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme(MEEATU) qui représentait le Ministre et qui l’a ouvert ; des représentants du peuple ( députés et sénateurs) des circonscriptions de Bujumbura et Rumonge ; du représentant du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage(MINAGRI) ; du représentant du Ministère du Développement Communal ; des gouverneurs des provinces Bujumbura et Rumonge, des administrateurs des communes des provinces Bujumbura et Rumonge ; des représentants de l’UNICEF et des Organisations de la société partenaires de l’OAP et œuvrant dans le domaine de l’environnement et d’autres secteurs apparentés ; des étudiants des facultés et départements ayant l’environnement dans leurs cursus ; des animateurs volontaires et bien d’autres acteurs intéressés par l’environnement.

L’atelier avait pour objectif la présentation des résultats de l’étude environnementale, la sensibilisation de toutes les parties prenantes, le plaidoyer en faveur de la restauration et la protection de l’environnement en s’appuyant sur les données quantitatives et qualitatives de l’état des lieux, les actions et les stratégies proposées par l’étude.

Le vice Représentant Légal de l’OAP asbl a d’abord souhaité la bienvenue  et exprimé  les vifs remerciements aux participants  de l’atelier de partage et de réflexion sur les résultats de l’étude environnementale commanditée par l’OAP asbl en collaboration avec Oxfam Allemagne.

Dans ses propos, il a souligné que la situation environnementale dans le pays en général et plus particulièrement dans les provinces de Bujumbura et Rumonge est très inquiétante et exige plus d’attention ainsi que des actions immédiates.

En terminant, il a  présenté à l’assemblée ses sincères remerciements  tout en souhaitant que leurs différentes contributions à l’étude puissent l’enrichir afin de servir de référence aux initiatives de restauration et de préservation de l’environnement, clé du  développement durable.

Dans son discours de circonstance du Ministère de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement de Territoire et de l’Urbanisme, a félicité l’OAP asbl pour son étude environnementale et il a souhaité aux participants un débat élevé, sans tabou,  sur les questions relatives à la pression démographique sur les terres et sur l’ environnement ainsi que la fréquence des risques de catastrophes naturelles  pour dégager des propositions concrètes à soumettre aux responsables politiques, administratifs et aux populations en vue de trouver des solutions appropriées.

Dans sa présentation le Professeur Jean Marie SABUSHIMIKE a commencé son exposé par le plan de l’étude composée par une introduction ;  présentation du cadre de l’étude qui couvre trois régions à savoir, les plaines de l’Imbo et le lac Tanganyika, les Mirwa et le Mugamba; le profil environnemental de la zone d’étude ; les principales cause de la dégradation environnementale ; les actions et les stratégies à mener pour la restauration et la protection de l’environnement ; et enfin la conclusion qui revient sur les résultats de l’étude.

Les résultats de l’étude dégagent les enjeux difficiles pour des milieux écologiquement  fragiles dont on maitrise mal leurs capacités de régulations et tolérance environnementales face aux prédispositions naturelles.

En outre, l’étude soulignes les phénomènes de dégradations environnementales qui se traduisent par des dynamiques de plus en plus catastrophiques des paysages: pertes énormes de terres en amont des bassins versants et l’amplification de l’érosion fluviale.

En effet, le lourd bilan des impacts majeurs des catastrophes naturelles, matérialisés par les inondations ,les glissements de terrains, les tempêtes tropicales violentes d’un cote; l’amenuisement des ressources naturelles, l’atomisation des propriétés familiales , les projections démographiques extrêmement inquiétantes… ce sont autant de défis qui interpellent tous les acteurs intervenant pour la protection et la restauration de l’environnement notamment les pouvoirs publics, les décideurs politiques, les medias, la société civile ainsi que les populations bénéficiaires.  

Après les échanges fructueux, les principales recommandations ont porté sur l’intérêt de cette étude pour l’élaboration  de la troisième génération des Plans de Développement communautaires (PDC), l’assimilation des résultats de l’étude par les différents acteurs de l’environnement;  comment l’agriculture pourra être respectueuse de l’environnement ; la place réservée au Lac Tanganyika dans cette étude  et enfin les mesures de prévention et le système d’alerte précoce pour mieux gérer les risques de catastrophes.

DSC_0131.JPGDSC_0134.JPGDSC_0129.JPGDSC_0160.JPGDSC_0126.JPGDSC_0149.JPGDSC_0166.JPGDSC_0144.JPGDSC_0157.JPGDSC_0162.JPG

 

Informations supplémentaires